jeudi 8 mars 2012

Budget


Proposition 1
Faire une longue série de portraits acollés séparément sur une toile de 81/2 X 11
-Toile : déjà en ma possession
-Support pour monter mes toiles : faux cadre pour 0,99 $
-Impression des photos format 81/2 X 11 sur papier : moins de 30 $
-Mod Podge pour coller les photos à la toile : déjà en ma possession
-Éclairage : Indécis
-Texte accompagnant les photos : écris directement sur la toile ou impression sur vinyle : 48 X 24 pour 20 $
Proposition 2
Faire un rideau de portraits dans un couloir du sous-sol de St-Paul d’échelle 1/2 .
-Support : carton FoamCore : 20X30 po pour 4,99
-Fil de pêche : déjà en ma possession
-Impression photos ( impressions en parties ) : peu être fait à l’école pour de moindre frais
-Texte accompagnant les photos : impression sur vinyle : 48 X 24 pour 20 $ ou autre
-Éclairage : Indécis

mercredi 7 mars 2012

texte synthèse


Un solide voyageur


Collaboration artistique entre Myriam D.Jutras et Norbert Denis-Blais

Le solide voyageur est, en fait, une pyramide à base carrée; une structure faite d’arêtes de plastique et de faces découpées dans de la toile, également faite de matière plastique. Elle représente tout et en même temps rien de particulier, car elle n’est et n’appartient à personne et n’est associée à aucun sujet. À vrai dire, elle se déplace de lieux en lieux à la recherche de ses origines, de sa raison d’être.

Cet objet haut d’environ 17 pieds et d’environ 12 pieds de large semble vivant. En effet, celui-ci respire, gémit et murmure à l’aide d’un ordinateur connecté à des haut-parleurs se trouvant en son intérieur. Elle ère et explore différents environnements s’en jamais se sentir chez elle, le dépaysement total. Nous allons la suivre avec notre caméra sur six destinations, les unes n’ayant pas nécessairement de lien avec les autres. Sur son parcours se trouvera le sommet du Mont-Royal, le bord d’un lac à Saint-Donat, une forêt dense, un terrain sur l’île de la Visitation, un terrain vague au centre-ville (coin Clark et Ste-Catherine), le toit d’un édifice de Montréal (à voir) jusqu’à ce quelle arrive à nous, sur le terrain du collège.

Afin de connaître sa quête, le spectateur entrera dans la pyramide afin de consulter son parcours filmé, sur un écran. Ce récit en images amènera progressivement le spectateur à l’endroit ou il se trouve car la caméra lors de la réalisation de la vidéo se rapprochera du solide à chaque endroit de sorte que dans son dernier lieu, c’est-à-dire le terrain du collège, la caméra soit pratiquement collée à la pyramide, ne laissant que voir en partie l’environnement et finissant donc cette quête en elle-même. Le spectateur découvre alors qu’il est peut-être la finalité de cette quête, la destination ultime de la pyramide. Il reste, cependant, dans le mystère et l’incompréhension de l’origine de cet objet migrant. Le solide voyageur est donc une métaphore représentant la quête identitaire d’un individu au cours de sa vie.

Le budget pour la pyramide

À acheter:
3 cannettes de peinture argenté: 17,28$
8 tuyaux de plastique de 12 pieds: 95,84$ (approximation faite à partir des achats pour la maquette)
bâches: 54,32$ (approximation faite à partir des achats pour la maquette)
total à acheter: 167,44$


Déjà en notre possession: 
jonction en plastique pour les coins: 6,12$
tyraps: 3,99$
pince à œillets pour toile: 4,73$
œillets: 2,69$ 
8 tuyaux de 6 pieds (pour maquette seulement): 47,92$
bâches (pour maquette seulement): 27,16$ 
1 canette de peinture argenté (maintenant vide):5,76$
total déjà en notre possession:98,37$

Respect des échéanciers - Début construction de la maquette

Le mardi 6 mars, nous avons débuté une étape primordiale dans la réalisation de notre projet: la construction de la maquette. Nous avons compris beaucoup de choses durant les étapes qui nous ont menées à cette étape-ci, entre autre que plus nous faisions d'essais, plus le projet deviendrait intéressant.

Gilbert, vous nous aviez dit en commençant l'élaboration de nos projets d'intégration qu'il ne fallait pas s'attarder à nos échecs et c'est exactement ce que Norbert et moi avons fait, continuellement. Chaque rencontre apporte ses remises en question et nous en avons vécu plusieurs, ce qui fait, je crois, que nous avançons si bien et que notre projet devient de plus en plus facile à concrétiser.

En rapport à cela, nous sommes rendus à la première étape de concrétisation de notre oeuvre et voici une image qui confirme beaucoup de chose:

1. Construction et assemblage rapide
2. Allure finale des matériaux (argent vs. noir)
3. Technique du parapluie efficace et simple
4. Bonne solidité
1+2+3+4 = Transport facile



En réussissant la construction de cette partie de la maquette, nous avons répondu à un bon nombre de nos questionnements et encore plus à nos intuitions. 

Pour poursuivre la construction de la pyramide, nous aurons une autre rencontre d'ici la semaine prochaine à pareil moment, c'est ce que nous avons prévu sur notre échéancier. Du coup, nous terminerons la maquette.

Concept final

Ne serait-il pas plaisant si, l’espace d’un instant, nos pulsions et nos désirs les plus profonds se réalisaient? Si, par bonheur, nous avions le pouvoir de revenir en arrière et comprendre nos erreurs passé pour que nous grandissions de cette expérience?  Cette théorie utopique est vécue à travers les yeux d’Ana qui goûte au plaisir du rêve devenue réalité. Marquée par sa rupture avec Cédric, un jeune homme qui l’a jadis aimé, Ana a la chance de revivre cette relation une seconde fois. Plongée dans ses pensées les plus profondes, ces rêves ont pris le dessus sur elle. Elle est prisonnière d’une réalité passé, qui se démultiplie en plusieurs versions. Désormais, cette jeune adulte de vingt ans ne fait plus la distinction entre la réalité et la fiction, le passé et le présent.  
Mon projet d’intégration a pour objectif de montrer à travers cinq séquences filmiques, d’une durée approximative de deux minutes chaque, la complexité des rapports humains. En effet, qu’il s’agisse de séquences filmiques à caractère sexuelles, amoureuses, haineuses ou autre, le point en commun qui les lie ensemble est le perpétuel questionnement d’Ana face à son passé. Effectivement, cette dernière, qui n’a pas su préserver sa relation amoureuse ave Cédric, cherche à comprendre pourquoi et plus important encore, elle cherche à se comprendre elle-même.  
En fait, cette histoire fictive vécue en boucle à travers la perspective d’Ana, est un prétexte pour exposer aux spectateurs l’évolution constante de chaque individu, à travers un scénario irréaliste qui traite de sujets et thématiques bien réels. Lorsque l’on est confronté à notre passé, nous avons le pouvoir de grandir face à cette expérience et d’aller de l’avant, à condition de ne pas se laisser dominer par le passé et de s’y perdre…

Texte synthèse



Mon projet d’intégration traite de l’intimité ; sujet très ambigu dans notre société d’aujourd’hui où la vie privée d’une personne se connait en moins de deux clics. Je désire donc, avec mon projet, établir une forme d’intimité, plus sincère, plus pure, que celle que l’on entretient avec des centaines de personnes chaque jour. Je réaliserai donc un essai photographique sur des étrangers. J’établirai un grand nombre de liens avec ces derniers, et ce, grâce à l’objectif de ma caméra. 
Les intéractions humaines sont au centre des relations intimes. C’est lorsqu’un échange déroutant est fait entre deux personnes qu’un lien semble se créer. Je désire prouver qu’une rencontre de quelques minutes, si ce n’est pas de quelques secondes, peut être plus signifiante qu’un côtoiement hebdomadaire. Mon projet se construira donc avec les rencontres que je ferai. De plus, c’est lorsque l’on entre en terrain intime que l’on découvre la personne qui se cache derrière son image. Je souhaite donc que mes portraits invitent le spectateur à vouloir connaître l’essence des personnes photographiées, à voir au-delà des visages. Je souhaite faire naître un sentiment d’appartenance chez le spectateur qui regardera mes photographies, car nous avons tous plus en commun que nous le pensons.
Finalement, ce projet utilise l’art comme support visuel pour explorer la nature humaine. Fortement sociologique, mon projet est un travail d’exploration sur moi-même avant tout ; je désire me découvrir au travers de mes rencontres imprévues. Aussi, j’espère que cette oeuvre permettera l’accès, aux spectateurs, à leur propre intérieur. On peut dire que la vulnérabilité est le noyau de mon projet, car c’est dans cet état que l’on doit se mettre pour être compris et comprendre. Avec ce projet, je souhaite comprendre et représenter la nature humaine sous son angle le plus sincère.

lundi 5 mars 2012

Échéancier: première version

Aujourd'ui, nous nous sommes rencontrés pour établir un échéancier. Cet échéancier aura pour but de maintenir l'attention que nous avons sur notre projet, en ce sens où nous saurons exactement quoi faire dans des délais déterminés.

Nous sommes tout-à-fait conscient que certains éléments devront être reconsidérés, car les délais, nous nous en sommes rendu compte, sont assez court.

Voici une première organisation des délais concernant les différentes étapes de notre projet:

mardi 28 février 2012

Changements de matériaux et images alléchantes

Suite à des expérimentations matérielles, nous avons décidé de délaisser les attaches métalliques pour les tyraps car nous nous sommes rendu compte qu'ils seraient plus maniables et pratiques pour lier les toiles aux tuyaux de pvc. Nous avons également décidé que les tuyaux de la structure seraient de couleur argent satiné, couleur qui, si le fini sur le pyramide est réussi, se démarquera par son allure brillante. J'ai hâte de voir si l'aspect général de la pyramide sera intéressant et assez ''clean'' pour surprendre les gens. Nous allons poursuivre la construction de la maquette vendredi. À suivre...


De plus voici, quelques photos des lieux que nous souhaitons exploiter lors du périple de ce singulier solide:
Ïle de la Visitation (vue sur le pont Papineau Leblanc)


 Observatoire du Mont Royal


Terrain vague au coin de Clark et Ste-Catherine

Forêt dense

Sommet d'un édifice

Plaine à Saint-Donat

Parlons de nos problèmes !

Bon, je vais parler de ce qui me bloque un peu en espérant que cela m'aidera à trouver des solutions.
Premièrement, j'ai un merveilleux don à concevoir des projets qui demande un gros budget pour être réalisé. Celui-ci n'est pas une exception à la règle. Je dois penser aux solutions pour avoir de grandes photos sans que ça me coûte la peau des fesses !! Ainsi, j'ai pensé faire des tests à l'école même (repro) en assemblant plusieurs 11 par 17 ensemble pour créer mes différents portraits. Je me questionne donc en ce moment même à savoir s'il y aurait une façon intéressante de jouer avec les coupures qui se retrouveraient dans mes photos : les accentuer pourrait être visuellement attirant.

Deuxième petit blocage : je trouve que je ne prend pas assez de photos. J'aimerais me créer une immense banque pour ensuite en déceler des liens, des rythmes, des répétitions. En ce moment j'ai pas assez de matériels pour pouvoir approfondir ces liens. Je vais donc essayer de toujours avoir ma caméra et me prendre disons un 1 heure par deux jours pour prendre des photos ( à des endroits différents ). Aussi, je n'ai pris des photos qu'à l'extérieur. Au début c'était voulu, pour ne donner aucun environnement aux personnes photographiées, mais ce pourrait être utile de prendre des photos aussi dans des lieux intérieurs pour simplement voir ce que j'en retire et ce qui serait différent des photos extérieurs.


Progression

Cette semaine, en plus de prendre encore quelques photos d'inconnus dans la rue, j'ai beaucoup penser au lieu et à la forme qu'allait prendre mon projet final ; Comment allaient être disposé mes photos. J'avais pris la voie d'un lieu étroit pour confronter le spectateur au sentiment d'intimité qu'il subit lorsqu'il regarde les photos. Je suis encore intéressé par cette voie. Par contre, m'est venu l'idée de photos grand format, disons de format portrait 24 X 36. Ce grand format destitue le rôle de souvenir de la photo. Il la place vis-à-vis du spectateur, et surtout lorsque le sujet de la photo est une personne.

J'ai voulue ne faire qu'une série de trois photos de personnes différentes, pour leur donner de l'importance et créer un lien réel entre le spectateur et mon projet.


installation rapide, 6 fois plus petite que réel (photos accrochées au plafond par des fils de pêche ; devant une grande fenêtre )

Puis, je me suis dis que je ne représenterais pas bien ma démarche avec cette idée finale, car le processus de rencontrer plusieurs, beaucoup d'inconnus est très importante et n'est pas reflèté ici.

Ainsi, j'en suis venue à une autre idée : Superposer plusieurs portraits (au moins 10 ) qui seraient tous accrochés au plafond par des fils de pêche. Il y aurait des rangées de 2 ou 3 photos et quelques colonnes séparés d'un espace ou peut entrer une personne. On retrouverait mon installation dans un corridor étroit au sous-sol.


Les gens pourraient visiter mon exposition en entrant dans le corridor de photos. Leur empreinte su mes photos me posait problème au début, mais par la suite j'en ai trouver que plus de signification à mon projet qui se veut sur le thème de l'intimité. Tous laisseraient leur propre marque sur l'histoire des autres.

Je désire encore incorporer du texte, des histoires à mes différents portraits choisis. Peut-être seront-ils incorporés directement aux photos, peut-être seront-ils parterre ou sur les murs du corridor. Je ne sais pas encore.

Puis la lumière est très importante pour créer une ambiance douce, tamisée.


À la suite de quelques séances de photographie, j'ai remarqué une répétition, un certain rythme dans mes photos. Puisque j'accoste toujours les gens dehors, les arbres, la signalisation et les constructions humaines se retrouvent toujours en arrière-plan. Sur ces trois photos suivantes, je trouve très poétique «'la nature qui se complète». 




J'aimerais retrouver cette effet dans mon «corridor de portrait».